2026
« Katchina »
une exposition du caroline sury
dessins, découpages, peinture, estampes et éditions
Pour cette seconde exposition de la saison estivale 2026, l’espace sans nom est honoré de recevoir Caroline Sury, artiste pluridisciplinaire et force vive de l’édition d’art indépendante depuis le début des années 90.
Caroline Sury est artiste plasticienne, performeuse, éditrice et autrice de bandes dessinées. Elle emprunte à l’art naïf ou à l’art brut le refus des règles académiques, l’imprécision (volontaire) du trait ou l’aspect (faussement) enfantin du dessin. Son œuvre, réalisée à partir de papier découpé ou d’encre de chine, est autobiographique et politiquement située. Elle restitue et interprète le chemin chaotique qui relie les souvenirs, au cœur d’un chamboule-tout graphique aux saillies trash et déglinguées. Dans ses derniers travaux, Caroline Sury réalise une série de personnages découpés dans du papier. L’artiste s’inspire notamment des « katchina », des poupées artisanales créées par les Hopis, un peuple amérindien des terres arides de l'Arizona, qui représentent leurs divinités animistes. La technique du découpage lui permet ici d’épurer la forme et la couleur dont elle ne conserve que l’absence, le noir. La figure humaine est alors réduite à son aspect graphique le plus essentiel, celui du pur motif.
Caroline Sury est diplômée de l’école des Beaux-Arts de Bordeaux en 1989. Son œuvre est indissociable de son engagement dans l’avant-garde éditoriale et graphique des années 90. Elle co-fonde en 1993 Le Dernier Cri, une maison d’édition marseillaise qui devient rapidement incontournable dans le paysage de l’édition d’art indépendante. À travers ses livres et ses estampes imprimées en sérigraphie de façon artisanale, Le Dernier Cri influence toute une génération d’artistes inspirés par son esprit viscéralement « Do-it-yourself », par la crudité et la singularité de ses propositions éditoriales à rebours de l’élitisme académique et par ses références à l’iconographie punk ou à l’art brut. Dès cette période, Caroline Sury publie ses premiers ouvrages auto-produits. Ses planches de bande dessinée sont plus tard éditées dans le magazine suisse Strapazin et ses deux albums « Bébé 2000 » (2006) et « Cou tordu » (2010) paraissent chez l’Association. En 2020, elle est sélectionnée par le festival d’Angoulême pour son livre « Un matin avec mademoiselle Latarte » édité par Le monte en l’air. Cinq ans plus tard, la revue Fanatic Female Frustration à laquelle elle collabore remporte le prix de la BD alternative au même festival, ex æquo avec le revue allemande Hairspray. Les deux revues s’associent en 2026 pour une exposition autour de la BD féministe à la galerie Neurotitan à Berlin.
Caroline Sury vit et travaille à Marseille. Elle expose son travail à l’international depuis 1990 et est régulièrement invitée en résidence ou sur des salons d’art et d’édition. Elle est lauréate de plusieurs bourse d’aide à l’écriture du Centre National du Livre et ses dessins ont régulièrement illustré les pages de Libération, Le Monde ou La Provence. Elle anime par ailleurs des ateliers artistiques auprès de différents publics.
IG : @carolinesurymi






crédit photo > Caroline Sury et Guillaume Siffert

« Essences locales »
une exposition du collectif super issue
Avec des œuvres originales inspirées de Saorge et de la vallée du Caïros de Loïc Alsina, Arnus, Lucas Compagnoni, Yannick Cosso, Marine Gambardella, Robin Genoux, Jérémy Griffaud, Julien Griffaud, Loïc le Pivert, Céline Marin, François Paris, Maxime Parodi, Werner Pfarr, JP Racca Vammerisse, Quentin Spohn, Clémentine Taupin, Claude Valenti et Eglé Vismanté.
Pour cette exposition d’ouverture de la saison estivale 2026, l’espace sans nom est très heureux d’offrir une carte blanche au collectif niçois Super Issue, et d’initier ainsi une tentative de créer du lien entre le poumon culturel du département des Alpes-Maritimes et la vallée de la Roya.
À Saorge, Il y a en premier lieu le cadre, grandiose, et ses architectures, perchées, Des ruelles en dédale, où les chats sont rois, Une Histoire, dense, indissociable des mouvements de frontières et des tumultes de la Roya, Un monastère et un couvent, trésors inscrits aux Monuments Nationaux, Un pont du diable avec ses légendes d’eau, comme on en trouve parfois dans les vallées, Enfin, l’évocatoire Vallon du Caïros et sa forêt séculaire, où prend racine notre proposition… Super Issue
Fondé en 2016, Super Issue est un collectif d’artistes français·es et internationaux qui édite des livres, des estampes et d’autres objets artistiques aux tirages limités et signés à la main. Ces productions sont autofinancées et diffusées de façon indépendante. Le collectif déploie par ailleurs des propositions d’expositions dont toutes les œuvres sont réalisées pour l’occasion, en s’inspirant notamment de l’histoire, de la poésie et des spécificités des espaces et des territoires au cœur desquels ces œuvres sont présentées.
web : www.super-issue.com












crédit photo > Guillaume Siffert
2025
« Infernal Monsters »
une exposition dE BEN SANAIR
sérigraphies, dessin, illustration, livres d'artistes
Pour cette troisième et dernière exposition estivale, l’espace sans nom est très heureux et honoré d’accueillir l’artiste avignonnais aux multiples casquettes Ben Sanair.
Le travail graphique de Ben Sanair, présenté aux quatre coins du globe et récemment aux prestigieuses Rencontres du 9ème art de Aix-en-Provence, se décline principalement sous la forme de sérigraphies et d’éditions confectionnées par ses soins et de petites figurines sous blister. Il propose un métissage rayonnant d’influences glanées ici-et-là dans la culture pop, la bande dessinée et la littérature d’avant-garde, les films de Kaijū* et autres bizarreries made in Japan ainsi que les scènes musicales underground.
À travers sa maison d’édition artisanale La Générale Minérale, Ben s’emploie également à promouvoir et à mettre en lumière le travail d’artistes internationaux souvent invisibilisé·es par les circuits traditionnels de l’art contemporain.
IG : @ben_sanair · web : www.lageneraleminerale.net
*Kaijū (litt. « bête étrange » ou « bête mystérieuse ») est un terme japonais pour désigner des créatures étranges, particulièrement des monstres géants des films japonais appelés kaijū eiga. La notion japonaise de monstre est différente de celle des occidentaux, un kaijū est plutôt vu comme une force de la nature devant laquelle l'homme est impuissant et non pas une force du mal. (Source : Wikipedia)





crédit photo > Ben Sanair

« Après le passage des pillards »
une exposition dE Bill noir et guillaume Siffert
collages, livres d'artistes
Cette seconde exposition estivale à l’espace sans nom présente le résultat d’une résidence partagée d’une semaine à l’atelier Pare-Défaut à Strasbourg, au cours de laquelle les deux artistes produisirent des œuvres individuelles et en duo à partir de leur technique de prédilection : le papier découpé.
« La collaboration démarra dès les premières observations de nos protocoles de création respectifs et de nos techniques de travail. Celles-ci viennent nécessairement bousculer nos habitudes, nous extraire d’une certaine servitude à notre train-train artistique et ouvrir de nouvelles perspectives en terme de choix esthétiques et de méthodes de travail. Nous avions par ailleurs comme contraintes un temps de création très court et souhaitions limiter la matière première pour nos collages à deux ou trois revues anciennes seulement. À ce stade, il se dégage alors une forme de spontanéité et d’improvisation qui abreuvent la rencontre de nos deux univers. »
La restitution de cette rencontre prit également la forme d’un livre éponyme qui sera présenté au public pour la première fois lors du vernissage du 24 juillet.
Bill Noir > IG : @billnoir.chaosmos · web : www.billnoir.tumblr.com
Guillaume Siffert > web : www.lpm-art.com








crédit photo > Bill Noir et Guillaume Siffert
« Une exposition sans titre »
d'Un artiste sans nom
collages, techniques mixtes, estampes
Cette première exposition estivale, au titre et au protagoniste mystérieux, propose un panaché d'estampes et d’œuvres uniques réalisées à partir de papier découpé, de photographie et d'expérimentations à l'imprimante-scanner multifonction. L'artiste explore un territoire plastique qui se déploie à la frontière du chaos et de la sobriété, au sein duquel les territoires de la figuration et de l'abstraction se bousculent et se confondent.




